Une belle lumière de soir, limpide après la
pluie illumine les éoliennes
qui tournent avec la grâce de danseurs. Le paysage change à une grande vitesse.
Je vois tantôt les champs, tantôt les forêts, tantôt les routes interminables
défiler à ma fenêtre. Au loin, derrière les champs réguliers un château d’eau
éclatant de blancheur s’érige dans le paysage…
Les chevaux paissent avec
sérénité. Le soleil s’approche de l’horizon, les arbustes étirent avec fierté
leur ombre. Le monde baigne en ce moment dans une mélancolie douce. La douceur
est dans le mouvement des branches secouées par le vent, dans les remous de la petite
rivière. La mélancolie, elle, est par contre dans la lumière agonisante. Loin
dans le ciel de gros nuages bien gris survolent le paysage avec majesté. Ils se
tiennent respectueusement à distance du soleil qui envoie maintenant ses
derniers rayons chevauchés de tristesse sur le clocher d’une église, sur les
toits des maisons tout autour.
J’ai l’impression d’être dans une photographie
mouvante. Le temps s’est arrêté mais pas le mouvement. J’avance, assis dans mon
train, dans cette photographie vivante. Mon cœur s’explose, part en miette
devant autant de beauté triste. Mes yeux baignent dans un monde infini de
couleurs, une myriade de verts, de bleus…
Et voilà qu’un tunnel noir met fin à tout ce
rêve !
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